Critique Under Blackpool Lights

Voici une critique que j’ai trouvé à propos du DVD Under Blackpool Lights. Crédit à http://www.kitchen-lab.com

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Voici l?objet indispensable à tous les malheureux qui – comme votre serviteur – n?ont (encore) jamais eu la chance d?assister à un concert des White Stripes. En ce qui concerne la réalisation du DVD, il n?y a rien à redire : dans un magnifique boîtier aux couleurs du groupe (rouge, noir, blanc), on découvre un film au grain épais, tout à fait cohérent avec le son brut et authentique de nos deux musiciens. Le son en 5.1 est excellent et donne véritablement le sentiment d?être dans la salle… à ceci près qu?on a vue sur les détails et qu?on a le temps de découvrir, entre autres, que Meg joue de la batterie pieds nus et que Jack a de belles mains. Après un premier visionnage on pourra parfaitement écouter le DVD comme un très bon disque live.

Car on assiste là à un concert de tous les diables ! On connaissait l?énergie des White Stripes sur leurs inépuisables albums, mais voici une démonstration magistrale de leur maîtrise scénique. Enfin, surtout celle de Jack White : Meg White (qu?il s?obstine à appeler sa s?ur…) est bien présente, efficace, et tape avec enthousiasme sur son instrument, mais elle apparaît ici de manière flagrante comme un point d?appui pour permettre à Jack de laisser exploser son génie. Meg représente le tremplin nécessaire pour que Jack s?envole. Et il va haut, le bougre !

Quel époustouflant musicien ! Il enchaîne les chansons sans se donner le temps de respirer, et encore moins de laisser sa guitare se relâcher. Le groupe interprète ainsi 26 chansons en à peine une heure et quart ! On n?a pourtant aucun sentiment de va-vite : c?est plutôt l?urgence qui prévaut, parce que l?énergie est là, et qu?il faut la saisir comme une chance et ne pas lui donner l?occasion de s?éteindre. Le concert entier vibre comme une ode à l?instant présent.

Jack White s?avère invraisemblablement magnétique. On loue l?évidence de ses riffs (« Seven Nation Army », tout de même… bien peu de chansons auront ainsi donné la certitude immédiate à l?auditeur qui la découvre qu?il s?agit là d?un classique), mais ce serait oublier le chanteur. La voix de Jack White, instantanément reconnaissable, est une arme fatale ! L?homme dégage un halo d?énergie proprement éblouissant, et on reste saisi d?émotion devant ce condensé de sensualité électrique. Il est fort rare d?assister à des concerts où la guitare électrique sait se faire si charnelle – a fortiori avec seulement deux musiciens sur scène. Le charisme, mes amis, ce que ce peut être que le charisme !

Les White Stripes en concert, c?est une boule feu chargée uniquement d?ondes positives. C?est un carnaval des passions, mais seulement du côté d?Eros : la joie, la vie, l?amour, l?enfance… Et Jack a beau arborer tatoué sur le bras le mot « obnoxious » (odieux), on ne saurait y croire. Leur musique invite au désordre joyeux et débridé qui fait la saveur des jours. Voilà : les White Stripes, c?est vivant.

William M. Brown – 18 janvier 2005

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